Et les voeux furent ...
En ce début d'année, nouvelle année, porteuse d'espoir et de renouveau, nous sommes tous à l'affût du moindre changement positif, du moindre renouveau. A chaque nouvelle année, les résolutions pleuvent comme autant de gouttes de pluies lors d'une averse. On s'attends donc à ce que cette morosité habituelle de janvier ne soit qu'un état éphémère. Un entre deux. Une antichambre de la joie. Si on observe de plus près, on voit la réalité. Ce qui se cache derrière les foyers. Ce mal indicible qui sans dire son nom picore les instants de bonheur. Neuf jours seulement après les feux d'artifices, c'est l'heure du signal de départ des mauvaises nouvelles. L'empathie vous enserre le cœur et on s'imagine les larmes, la détresse, les peurs et les angoisses. Ici, une vie innocente qui prend fin trop tôt, là un deuil qui a du mal à se faire, ailleurs encore le doute, l'attente. Seulement neuf jours après la bonne année, les bombes, les incendies, les gens qui témoignent de leur détresse. Qu'attendre d'une année quand ces neufs premiers jours sont si lugubres. Un brouillard épais et gris, désolation et peine. Qu'attendre de meilleur de l'humain quand on en voit le pire chaque jour? Ci-gît la bonne année, pour certains elle n'aura guère durée.

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